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L'insécurité est un plat de spaghetti - sauce Bolognese 🍝



Ceux qui me suivent depuis longtemps savent que j’affectionne tout particulièrement cette définition de l’insécurité affective. J’en ai en fait emprunté l’image à Hervé Sérieyx, qui expliquait en conférence la différence entre ce qui est complexe et ce qui est compliqué. Voici, en substance :


- Un avion est compliqué. Mais je peux l’analyser, le démonter et si je suis accompagné d’un vraiment très bon prof, j’imagine qu’au bout de 20 ans je pourrais avoir appris à le remonter par moi-même 🛠️.

- Un plat de spaghetti sauce bolognese est complexe : il est faiblement prévisible, jamais complètement contrôlable, et, surtout, non reproductible. Et j’ai beau tourner ma fourchette toujours de la même manière, je ne parviendrai jamais à avoir exactement le même nombre de spaghettis dessus 🍝.


Le rapport avec l’insécurité affective ? C’est la complexité. L’insécurité affective, c’est un tas de peurs, non identifiées, toutes entremêlées et par le fait même, rendues bien indigestes ! Et le travail, pour vivre de l’apaisement avec l’insécurité affective, va être un travail d’identifier ces peurs, de les regarder en face, et d’en prendre soin. Une à la fois. Il va s’agir de manger tous les spaghettis, un à la fois. Comme un enfant qui met le bout du spaghetti dans sa bouche et aspire pour l’avaler : je vous rappelle que ça tache ! 🍝


Ce qui est difficile avec l’insécurité affective, c’est qu’à force d’essayer de l’éviter, de la contourner, de s’en défaire à tout prix, elle devient bien compacte et indigeste : on sait que l’on se sent insécure, mais on ne sait même plus trop pourquoi, ce qui la déclenche et quoi faire avec. Et ça demande beaucoup, beaucoup d’amour de soi ❤️ pour défaire le tas de pâtes froides et gluantes que c’est devenu.


La clé, c’est vraiment de se souvenir que tout ça, ce sont des peurs. Et les peurs, si je les aborde une à la fois (un spaghetti à la fois), c’est compliqué mais ça n’est plus complexe. C’est pour cela que dans cette infolettre je reviens inlassablement sur la question de la peur : elle est incontournable. Je dois apprendre à les ressentir, à ne pas en avoir peur, et à identifier les besoins qui sont sous-jacents. Avec cette règle de base : 1 peur = 1 besoin. Autrement dit : me couper de mes peurs, c'est me couper de mes besoins. Si je retiens cela, je reviens tranquillement mais sûrement vers l’amour de moi. J'apprends à devenir une bonne mère pour moi, au sens « Winnicottien » du terme (c'est-à-dire, s'occuper de soi-même avec bienveillance et patience).


En bref, si je veux reprendre du pouvoir sur mon insécurité (mon plat de spaghetti), je dois le déconstruire en peurs actionnables. Cela peut être difficile seul, et c’est pour cela que l’on peut avoir besoin d’aide pour y faire face : un compagnon bienveillant, une amie proche… un thérapeute. Mais ça, c’est une autre affaire 😊


Exercices à essayer pour s'occuper de vos peurs :


1. Écrire une liste de vos peurs 📝 : Suite à une rencontre ou un moment passé avec une personne significative, prenez quelques minutes pour noter les peurs qui vous ont traversé l’esprit. Prenez un moment précis et pas : en général ; vous retrouverez plus de prises.  Puis réfléchissez aux besoins qui sont là derrière ces peurs.


2. Regardez comment vous occuper de l’une de ses peurs 🗣️ : Choisissez une personne en qui vous avez confiance et partagez-lui cette peur. Regardez comment vous pouvez passer à l’action pour revenir à votre besoin.


 

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